Le retour des chiens!

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Le retour des chiens!

GuyGaia271004Si je suis vrai avec moi, je vis ce que j’aime vivre et je m’y autorise. Pourtant, mon histoire dit que je n’ai pas le droit d’aimer les chiens parce que je suis allergique aux chiens depuis 35 ans.

Nous sommes en 2004. Dorénavant, je m’écoute de plus en plus et de mieux en mieux : trois chats vivent en toute sérénité avec moi depuis 10 mois. Le printemps est bien entamé et nous avons envie d’avoir des chiens. Puisque nous sommes en campagne, nous voulons de grands chiens qui puissent rester dehors. On veut qu’ils puissent vivre en liberté, sans laisses. On pense à des races de chiens qui nous plaisent et on se dit que des chiots Golden ou Labrador feraient notre bonheur.

L’univers conspire!

Cette même journée, je reçois le téléphone de ma conjointe qui est au travail. Elle me décrit l’annonce qu’elle vient de recevoir d’un client : « chiots à donner, Golden croisés Labrador, habitués à vivre dehors à la campagne ». Incroyable! Nous en avions parlé le matin même, et voilà que l’univers nous offrait nos chiens. Nous allions saisir cette occasion qui s’offrait à nous. J’ai aussitôt construit un enclos à l’extérieur avec une niche provisoire pour être prêt à les accueillir. Nous sommes allés les voir le samedi suivant. Ma conjointe a choisi le beau mâle bringé. Pour ma part, j’ai décidé d’attendre qu’un des chiots me fasse signe. Elles étaient toutes craintives. Je me suis accroupi auprès d’elles en les approchant doucement, et j’ai attendu. C’est alors qu’une des petites chiennes a levé la tête, m’a regardé et s’est approchée de moi. Gaia venait de me choisir.

Première étape réussie

Nous sommes revenus à la maison avec Mowgli et Gaïa par une belle journée ensoleillée.
Comme j’étais travailleur autonome à la maison, je pouvais assurer une belle présence auprès des chiots. Puisqu’ils vivaient dehors, le risque que je fasse des allergies était faible.

Des convulsions

Très vite, Gaïa a été prise de convulsions ou de mouvements incontrôlables ressemblant à des crises d’épilepsie. En lisant sur le sujet, j’ai découvert que cela pouvait être lié à une blessure d’abandon (l’ancien propriétaire nous avait d’ailleurs raconté que la mère des chiots avait tenté d’abandonner ses chiots dans le bois). J’ai tissé un lien encore plus fort avec elle, ayant vécu moi-même une semblable blessure. J’ai décidé de prendre soin d’elle. À chaque fois que la chienne avait une crise, je m’assoyais au sol et la prenais sur moi en la caressant. Ses crises se sont rapidement estompées et en 5 jours, les crises étaient disparues.

La réaction de mon corps

Au cours de cet épisode, j’ai fait une crise d’eczema sur les deux bras, comme je n’en avais jamais faite dans ma vie. Je me suis informé et on m’a expliqué que j’étais en train de guérir une blessure. Cette blessure serait liée à la perte d’un lien avec quelqu’un de mon entourage. L’eczema signifiait que j’étais en train de renouer mon lien avec cette personne. Il pouvait s’agir de quelqu’un de la famille ou non. Je réfléchissais à tout cela en caressant ma chienne. Soudainement j’ai compris : je renouais ce contact perdu depuis mon adolescence avec les chiens! Je guérissais et cette blessure sortait de mon corps. Wow, quelle révélation! Mon eczema s’est rapidement résorbée. Et je n’ai jamais refait d’eczema.

Le cadeau de Mowgli

Quelques semaines plus tard, les deux chiots attrapaient la parvovirose, un virus mortel pour la plupart des chiots. Ils se sont mis à décliner rapidement. Nous avons consulté le vétérinaire et sommes revenus avec des seringues et du soluté pour hydrater nos chiens. Gaïa acceptait bien le traitement mais Mowgli continuait à décliner et à se cacher. En 48 heures, Mowgli était mort alors que Gaïa choisissait de vivre.

Quoiqu’on en pense, ce fut un beau moment pour moi. Tout d’abord, Mowgli est revenu mourir près de nous. J’ai pu passer du temps seul avec lui et lui dire adieu. Mowgli me faisait un cadeau : je me suis permis de vivre et d’exprimer enfin le chagrin de perdre un chien, chagrin que j’avais refoulé profondément en moi depuis ma jeune adolescence. En même temps, je vivais le bonheur de voir Gaïa rester et vivre sa vie avec moi. Je venais de boucler la boucle. Peu de temps après, nous avons invité Gaïa à entrer dans la maison. Après quelques hésitations, elle s’est rapidement adaptée à notre maison.

Vivre enfin!

Aujourd’hui Gaïa a dix ans. Elle marche avec moi tous les matins trois kilomètres vers le lac. Un autre compagnon s’est joint à nous il y a huit ans. Il s’appelle Socrate : c’est un beau grand chien « cinquante-sept variétés » adopté à la SPCA.

Et c’est ainsi que j’ai désappris à être allergique aux animaux. J’assume de plus en plus MES choix et ça c’est vraiment être moi.

Je vous en souhaite tout autant!

Guy Parent (819) 762-6675

A propos

Praticien en transformation personnelle, conférencier, diffuseur de joie de vivre, bloggeur

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